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Rencontres littéraires, salons : rien de prévu avant fin janvier, j’y reviendrai au moment. En attendant pensez aux cadeaux 😉 pour ces fêtes que je vous souhaite joyeuses.

Parallèlement à ces rendez-vous publics (quand il y en a) rien n’empêche une rencontre privée, le temps d’une adoption, voire d’une sympathique causette 🙂 ni même de me rejoindre sur facebook : https://www.facebook.com/profile.php?id=100008348826376

Actualité décembre 2018 :

Mon dernier ouvrage ramenant au premier (pour ceux qui ne l’auraient pas compris) le moment idéal était venu de tirer ma révérence d’écrivain. SÉQUELLES ? reprenait de tous les autres en étant à la fois suite et surtout prélude d’ISABELLE.
J’avais plus ou moins décidé d’arrêter définitivement d’écrire. Même pas peur, je l’ai déjà fait x fois. En fait – « Réjouis-toi » ô fidèle lecteur – je vais plutôt arrêter sans arrêter en faisant ressortir Braham* de sa coquille et en lui confiant ma plume. Les histoires je les connais et je ne souhaitais plus écrire de roman, préférant expérimenter d’autres modes narratifs (SPERMATOZOÏDESSÉQUELLES ?). En écrire un nouveau ne serait pour moi qu’une forme de gestation pour autrui. Au vu de la complexité de l’ADN du futur bébé, au point où l’on en sera je peux tout à fait sous-traiter.
Il faut savoir que derrière l’apparent détachement de Braham et ses sourires aux autres et à la vie, il a toujours souffert en dedans de lui de douloureuses, incurables et récurrentes périodes de lucidité désenchantée quant à ses constats sur les rapports humains. Entre lui et ses prochains, ces frères et sœurs que nous sommes tous. Ou que nous devrions être. Au moins ces frères et sœurs d’ici et de maintenant – bien que comme le ressentait Romain Gary, quand il pense qu’une femme est sa sœur, ça le fasse de suite débander…
Je sais que paradoxalement, en ses moments de torture intime ces affres turpitudes et questionnements lui confèrent une belle et profonde capacité de narration. Détachée de sa peine personnelle, empathique, délicate et sensible. Troublant, bousculant, mais attirant, attisant l’espoir. Si en tant que condamné à sa perpétuité elle ne le délivre pas, elle fait du bien à d’autres, à ceux qui y adhèrent, la comprennent. Alors il va s’y remettre à ma place et, en douceur, les amener au plus profond d’un gouffre de lumières artificielles, sombre, infini, là où les pupilles se dilatent. Un puits sans fond ni véritable issue sinon le manque.
« Où que tu sois, creuse profond, disait Nietzsche. En bas, c’est la source. Laisse les hommes noirs crier : En bas, c’est l’enfer ! »
Comme je connais Braham, pour lui paradis et enfer ne seront certainement distants que d’un ultime souffle. En est-il pour autant coupable ?
Quant à moi, réfugié derrière ce pseudo-nègre, je n’entendrai plus de « mais pourquoi écrivez-vous des choses pareilles ? », et si on me demande de quoi ça parle, je répondrai que ça ne parle pas, mais que ça vous tient par la main en vous susurrant des images à l’oreille, que ça gesticule et que ça crie, que ça attendrit en vomissant sa rage impuissante, que ça donne des coups de poing et des claques, que ça intrigue, amuse aussi, que ça se perd, que ça hurle ! et que ça s’abandonne.
Plus qu’à lâcher la rampe et convaincre Braham…

*Braham : « héros » narrateur de RÉJOUIS-TOI. Il a toujours été mon ombre. Je l’y laisse cantonné, par souci de sociabilité.